Cheyrou :
«Insuffisant»
En concédant un but sur coup de
pied arrêté dès la 7e minute de jeu,
l'OM s'est compliqué la vie contre
Chelsea. Mais ses joueurs veulent croire
en des jours meilleurs. «Ce n'est pas
fini», assure Kaboré.
Benoît Cheyrou a tenté des frappes
de loin. En vain.(EQ)
1-0 au bout de sept
minutes de jeu. 2-0 au bout de vingt-huit.
Sur la pelouse de Stamford Bridge, Marseille
n'a même pas eu le temps de croire à un
éventuel exploit. «Ce but d'entrée nous
a fait très mal», a reconnu Mathieu
Valbuena après le match. «Ce n'était
effectivement pas le meilleur des scénarios»,
a confirmé dans la foulée Edouard Cissé.
Dans les rangs olympiens, tous s'accordent à
dire qu'il y avait «une classe d'écart»
entre Chelsea et l'OM, mardi soir. Pour
autant, ils restent convaincus qu'il y avait
certainement mieux à faire.
«Le penalty a joué
contre nous», regrette Charles Kaboré.
«Il a faussé la première période»,
souligne de son côté Cissé. Sur le coup,
tous les Marseillais, Brandao et Mbia en
tête, ont vivement contesté cette décision
arbitrale pour une main du Camerounais.
Etait-elle légitime ? «Je n'ai pas revu
les images, mais si l'arbitre a sifflé,
c'est qu'il y a penalty», évacue Didier
Deschamps pour éteindre la polémique. Le
technicien le sait. Ce fait de jeu ne peut,
de toute façon, pas masquer les lacunes
affichées par son équipe. «On les a
laissés jouer, ils avaient trop d'espaces en
deuxième période, déplore Valbuena.
Il nous a manqué un peu d'agressivité. C'est
le haut niveau, ça ne pardonne pas». «Ce
qu'on a fait ce soir était insuffisant»,
résume Benoît Cheyrou.
«On n'est pas dans la
meilleure des positions. Mais je n'ai
pas envie de baisser les bras. Tout est
possible. Moi j'y crois, peut-être que
je suis le seul, mais moi j'y crois.»
Edouard CISSÉ
Pour Edouard Cissé,
l'analyse du match se veut concise, mais
limpide : «Il y a une équipe qui va être
dans le dernier carré, configurée pour
gagner, et une autre pour passer le premier
tour. Forcément, il y a une différence».
Si l'OM «n'a pas à rougir d'une défaite
comme ça», dixit Valbuena, ce nouveau
revers, deux semaines après celui concédé
contre le Spartak Moscou (0-1), a un petit
peu plus hypothéqué ses chances d'accéder
aux huitièmes de finale de la C1 pour la
première fois depuis quatre ans. «On
n'est pas dans la meilleure des positions,
concède Cissé. Mais je n'ai pas envie de
baisser les bras. Tout est possible. Moi j'y
crois, peut-être que je suis le seul, mais
moi j'y crois.» Qu'il se rassure, il
n'est pas le seul. Charles Kaboré aussi
assure que «ce n'est pas fini». Les
deux prochains matches contre Zilina
confirmeront ou infirmeront leur propos. -
Emery TAISNE,
à Londres